(…) C’est plutôt une belle expérience de solitude !
Suite au prochain épisode.«
Voilà comment je terminais l’épisode précédent.
Depuis, je suis rentrée de vacances précipitamment pour un entretien avec Pôle Emploi, qui se solda en 5 min par une fin de non recevoir.
Non que l’on me reproche d’avoir démarré une formation avant de m’inscrire comme trouveuse d’emploi, mais bel et bien parce que j’ai eu un reprochable défaut d’anticipation.
Sœur Anne, guettant l’arrivée de ses frères.
Illustration de Walter Crane.
En effet, n’étant pas sûre que ma situation me permette de réintégrer la cohorte de chômeurs, j’ai préféré tenir que courir, en évaluant la question en tête à tête avec Pôle Emploi, avant de demander à la CAF le Complément Libre Choix du Mode de Garde qui mettra fin à mon Congé Parental.
Et oui, Petit Biloba (15 mois 1/2) est en période d’essai chez une nounou, éclairée par Emmy Pickler afin de me permettre d’étudier quelques heures par jour (mais ça c’est une autre histoire !). Et vue le boulot, ce n’est pas un luxe.
Et puis, les administrations sont tellement connues pour leur lenteur (il faut 15 jours pour obtenir un rendez-vous avec un conseillé Pôle Emploi) que je souhaitais mettre toutes les chances de mon coté pour que le transfert de statut se fasse à date, quitte à envoyer le formulaire de changement de situation à la CAF le jour même de ma réintégration à Pôle-Emploi.
Or ce jeudi matin glacial pour lequel j’avais fait 2h d’autoroute aller, le conseillé m’invita à reprendre rendez-vous avec Pôle-Emploi quand j’aurai notifié à la CAF la fin de mon Congé Parental. Mais pourquoi n’ai-je pas acquiescé bêtement lorsqu’il a lu la date de transition sur mon dossier ? Trop honnête !
D’un coté, je comprends qu’ils tentent de limiter par tous les moyens la gruge généralisée.
Mais de l’autre, c’est la deuxième fois en moins d’un mois que je constate qu’il faut se laisser vivre pour rentrer dans le moule du parfait petit chômeur français. Ils savent incroyablement décourager les bonnes volontés !
Heureusement que je poursuis mes aspirations coûte que coûte. La difficulté de financement serait une mauvaise excuse pour rester inerte à l’image de cette administration- cul de plomb.
Une belle expérience de je-m’en-foutiste !
Suite au prochain épisode.
A lire aussi : A l’assaut de l’Himalaya administratif.

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