Du coup, la mémoire sensitive se remet en marche :
– le rouge éclatant du Bottlebrush qui ornait ma chambre en guise de bienvenue,
– l’odeur parcheminée de mon vieux théâtre l’Astor,
– le toucher froid des fers de mes Tap Shoes,
– l’arôme subtile d’un café cosy de The Jam Factory,
– la musique matinale qui tenait à la page mon colocataire-patron de nightclub,
– le sable cinglant la peau sur une plage de Great Ocean Road
– l’odeur des eucalyptus en traversant le campus pour aller bosser,
– le bruit métallique des machines à sou du Crown Casino,
– le toucher lisse des sièges du tram et le tintement de sa cloche d’un autre âge,
– le parfum délicieux d’une papillote au four pour un brunch entre amis,
– un effleurement dans l’entre du Polly Woodside
– le ronronnement des moteurs de Formule 1, les dimanches de Grand prix à Albert Park.
Juste un CV à mettre à jour …
[…] surplombant le fameux “Grain de Sable”, comme un treizième apôtre ayant migré de la Great Ocean Road […]