6h, assise sur le canapé, les portes fenêtre grandes ouvertes sur la ville.
Ce frais matin est teinté d’un parfum d’immensité mémorable.
Les oiseaux matinaux me plongent 4 ans plus tôt, au cœur des baraquements russes dont la peinture vive ne cache plus la vétusté des lieux.
Mes camarades dorment encore. Le ciel est dégagé.
Le camps s’éveille au rythme des mamies faisant leurs ablutions au doux soleil, devant un meuble de toilette d’extérieur. Elles se préparent à aller aux sources chaudes voisines, connues dans toute la Mongolie, pour leurs nombreux bienfaits. Une eau brulante à l’odeur soufrée, expérimentée la veille dans une cabine en bois, habitées par deux baignoires rudimentaires.
Un délicieux confort après de longs jours de marche.
Le rayon de soleil commence à réchauffer notre chambre au papier décollé. Le vent des steppes m’éveille à l’instant présent.
Assise sur le pas de la porte, je suis heureuse.
C’est surement ce même vent, venu de l’Est,
qui me rappelle aujourd’hui ce souvenir d’éternité.


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