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La Boudeuse 2010 – Journal de Bord n°15

11 Mai 2010

Journal de bord N° 15
par le quartier-maître chef Marc Bernadas,
Gabier.
Au large du Guyana, le 9 mai 2010

Bonjour, je suis gabier à bord de La Boudeuse et aujourd’hui c’est à moi d’écrire le journal de bord.
Le samedi 8 mai 2010 nous avons appareillé de Paramaribo la capitale du Suriname pour le Venezuela. Avant le départ, briefing du Capitaine pour nous avertir que la « feuille de service à la mer » a changé. Je me retrouve de quart avec le second capitaine Hervé Riou et le médecin du bord Richard Renfro, pour le 20h-24h. Comme prévu, nous prenons le quart quinze minute à l’avance. Pour commencer je suis de vigie. Le ciel est menaçant, des éclairs sont sur l’arrière bâbord et des grains tout autour du bateau. Donc redoubler de vigilance. Au bout d’un moment Hervé Riou me contacte à la VHF, me disant de préparer les bouts pour affaler les voiles hautes. Quand je lui annonce que tout est paré, il me rejoint sur le pont. A deux nous avons le temps d’affaler deux ou trois voiles. Mais le vent violent et la pluie battante obligent à un branle bas général pour manœuvre d’urgence. En un temps record malgré la nuit, tout l’équipage est sur le pont. En l’espace de cinq minutes la solidarité est telle que les voiles à réduire sont affalées en peu de temps malgré le vent qui nous donne des difficultés. Après cette manœuvre où nous sommes tous trempés jusqu’aux os, je me mets à rigoler avec quelques camarades et on se dit : « mais qu’est ce qu’ont s’est pris dans la gueule ». A la fin de mon quart à minuit je suis content de me mettre au chaud dans ma cabine.
Le lendemain matin à mon réveil, le ciel est couvert mais sans plus; la mer a une couleur bleue foncée. A huit heure quand je reprends mon quart il pleut à nouveau. Pendant quatre heures une pluie sans fin traverse nos vestes de quart qui ne sont plus étanches, mais bon c’est comme ça; après le quart un bon repas chaud et c’est reparti. Le quart du soir est tranquille: du vent, une mer belle et surtout pas de pluie. Le matin du troisième jour je me lève à sept heures, pour prendre mon quart à huit heures. Je me mets sur le pont pour boire mon café et fumer ma cigarette. A ma grande surprise le soleil brille, le ciel est parsemé de nuage et la mer d’un bleu magnifique. Après mon quart et le repas de midi je m’assois sur un coffre et je laisse mes pensées voguer au rythme de l’eau. Je pense aux gens que je vais rencontrer, aux expéditions futures, puis à diverses choses sur le bateau. Pour conclure ces quelques lignes, la mer c’est la liberté, on ne pense pas aux soucis du quotidien, on pense aux soucis du bateau et de son bon fonctionnement, voila.

http://archive-org-2014.com/open-archive/3538351/2014-01-15/http://la-boudeuse.org/journal-de-bord/journal-de-bord-n%c2%b0-015/

Published inTerre - Océan

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