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‘Le Tour du Monde en Famille’ n’aura pas lieu !

C’est clair, incroyablement limpide …

Alors que Capsicum a contaminé l’esprit de quelques amis avec ses projets de ‘Voyage en Famille autour de la Planète’, elle a décidé, suite aux quelques escapades de l’année, que cette aventure ne se ferait pas … ou tout du moins, pas sous la forme initialement échafaudée.

‘Le Tour du Monde’ est lui aussi devenu une mode, et la mode fatigue Capsicum. Mais ce n’est évidemment pas pour cette raison que l’idée est abandonnée.

A force de lire les récits et de s’inspirer des expériences de ses ainés, Capsicum se rend compte que ce genre d’équipée se réalise souvent sur une à deux années, en exceptionnelle parenthèse de la vie courante. Juste le temps d’accumuler de magnifiques photos, de faire quelques rencontres fortes sur le moment et de revenir à la folie européenne à la suite d’une perturbante et délicate période de ré-adaptation.

Par la suite, l’envie permanente de repartir les taraude jusqu’à ce qu’ils soient aptes à le refaire dans les mêmes proportions, bien des années plus tard.

Capsicum ne veut pas comptabiliser les pays … elle veut les gouter, les sentir, les toucher, les écouter, enfin les vivre comme elle l’a toujours fait. Peu lui importe de les collectionner.

Faire vivre à ses enfants des expériences hors du commun, leur faire rencontrer des façons de vivre inhabituelles, découvrir le monde en dehors des manuels scolaires est toujours le but ultime du projet … mais sans courir, sans être complètement nomades. Certes, vivre sur la route apprend à se détacher des biens matériels et à profiter de l’instant, mais cela conduit souvent à ne pas trop s’investir émotionnellement.

Or ce genre d’expérience ne vaut que si c’est une aventure humaine.

De plus, le ‘Tour du Monde en Famille’ est vécu comme un Graal les années précédentes. Il devient l’objectif pour lequel on met sa qualité de vie quotidienne entre parenthèse. Or partant du principe que l’on peut mourir demain, il est difficilement acceptable de mettre sa vie sur pause, durant des années, en vue d’une hypothétique aventure.

Et puis beaucoup d’inattendus peuvent intervenir (maladie, accident, séparation, opportunités pro, etc), autant d’imprévus qui peuvent tuer un projet ‘Tour du Monde’ dans l’œuf. Évidemment, on ne peut pas tout avoir : le fun avant, pendant et après, car le nerf de la guerre reste toujours l’argent.

L’idée est de s’installer à un endroit de la planète avec un petit rayon d’action, suffisamment longtemps pour comprendre les tenants et les aboutissants de la vie des autochtones. L’idée est de se faire adopter, de partager les joies et les peines, les contraintes et les bienfaits des gens du coin, en évitant d’être un simple spectateur …

L’idée est de s’impliquer sans perturber !

Le point délicat est de coordonner cela avec une vie cohérente en occident, permettant des revenus.

Mais au final, ce plan permet de mettre la vie usuelle de coté, au pire tous les deux-trois ans pour vivre ces riches moments hors du cadre, en un lieu et un seul, quelques mois durant, les partageant avec ceux (enfants, conjoint, amis) qui seront libres de suivre au moment choisi.

Vous trouvez ça utopique ?

Pourtant, c’est bien plus abordable financièrement que de monter un projet ‘Tour du Monde’ parce que le poste ‘transport’ est largement réduit et le temps ponctuellement imparti est moindre.

On dirait les règles du théâtre classique avec une unité de temps, de lieu et d’action ! 🙂

Cette vision permet une souplesse d’emploi du temps s’adaptant aux impondérables de la vie courante, sans renoncer au voyage au long cours !

C’est aussi la possibilité pour les enfants de suivre des années clefs de leur scolarité en France et d’autres par correspondance à l’autre bout du monde. De quoi leur fournir les opportunités que nos parents nous ont offerts, tout en leur distillant quelques visions alternatives. Cela laisse également au conjoint, la latitude de venir ou non, en fonction de ses envies ou de ses objectifs pro.

Reste à implanter une vie professionnelle perso adaptable à ce concept …

Et Capsicum y travaille ardemment !

Published inAu fil des jours...Autour du MondeProjet : Slow Travel en Famille

5 Comments

  1. bulle bulle

    similitude de même génération :
    la génération des 60ans, après la guerre, a reçu dans l’éducation, le fait qu’il fallait avoir une situation pour être autonome et garantir la sécurité d’une famille. L’épanouissement personnel ne faisait pas forcément partie des préoccupations de nos parents.

    Les 60ans ont été certainement plus sensibles à ce fait dans ce qu’ils ont transmis à leurs enfants …..

  2. Fais un deuxième alors, (enfant, je veux dire…), c’est aussi une aventure et Petit Ginkgo a juste l’âge d’apprécier…

  3. C’est limite effrayant à quel point cette génération de trentenaires présente des similitudes entre ses individus !
    Môa qui voudrait être uniiique, je suis bien de mon temps … au final 😉

    Ravie de partager alors !

  4. benji00 benji00

    je vois qu’on se pose les mêmes questions sur le voyage, qu’on regarde les mêmes vidéos de basejump, qu’on a à peu de choses près le même âge, qu’on rêve tous les deux en regardant la face Nord de l’Eiger, qu’on a un petit gingko tous les deux aussi … bref cette similarité d’intérêt s’en est presque troublant !!!

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