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Minimalisme – Vivre mieux avec moins

Oyé, oyé … ce n’est pas le temps qui passe, c’est nous qui passons.

De plus en plus consciente de la fragilité de la vie, je me passionne, je m’instruis de tout ce que je trouve relatifs à mes domaines de prédilection, je me révolte et m’investis pour mes enfants, j’explore l’avenir.

Portée par tous les changements majoritairement intérieurs qui m’animent depuis quelques années, c’est un peu comme si mon mode de vie était en conversion.

Notre façon de vivre se transforme petit à petit sur tous les fronts, en ouvrant les yeux et libérant notre esprit critique.

Le mieux vivre a pris mille et une formes dans la droite ligne de la simplicité volontaire et du bien-être.

Rien de bien extravagant.

Je vous parle de sobriété heureuse depuis bien des années mais pour utiliser un vocable très à la mode au Etats-Unis, parlons de ‘Minimalisme’.

vivre-mieux-avec-moins

Le concept, finalement très concret, est un engagement fondateur dans de nombreux domaines afin de construire un mode de vie durable, simplement épanouissant.

Une question de choix en somme grâce auquel je profiterai des Cyclades plutôt que d’une cuisine toute équipée où stocker des ustensiles qui prennent la poussière.

  • Virer toute cette cosmétique industrielle qui nous empoisonne jour après jour.

L’idée est de revenir à l’essentiel en utilisant, selon les circonstances, un produit de soin unique, voire des produits formulés simplement mais essentiellement avec des éléments naturels (sans produit de synthèse), issus de l’agriculture biologique et non testés sur les animaux. Green Cosmeto !

huile-vegetale-d-avocat-bio

Après le slow-travel, je tends de plus en plus vers la slow-cosmétique.

Pour qui veut des exemples : huile de jojoba + eau pour se démaquiller, confection de Body Butter maison aux effluves chocolat coco pour pour adoucir la peau, hydratation à l’aloé vera, chasse au trésor des savons surgras, sans EDTA et autres merdouilles, tests des déo et shampoings solides, etc

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  • Éradiquer les produits d’entretien industriels dont nous avons la complète ignorance des ingrédients mais qui dégradent sérieusement notre environnement proche.

Voilà déjà des années que le Blanc de Meudon me sert comme abrasif léger, que le Savon Noir dégraisse toutes mes surfaces et que je me fait une compilation de formules de types lessive, liquide vitre, nettoyant sol, etc.

Chimiste un jour, chimiste toujours … même mère au foyer au Phare !

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Dernièrement, je guette chaque nouveau flacon vide pour le remplacer par une formule maison adaptée.

Je lorgne sur le produit vaisselle mais je pense qu’il va falloir faire mes preuves auprès d’Ange avant qu’il accepte de quitter son très adoré Paic Citron.

  • S’alimenter de mieux en mieux en explorant les circuits courts de distribution bio, locale et en privilégiant les aliments le moins transformés possible ou additionnés.

AMAPiens depuis 10 ans, nous nous contentions de notre panier de légumes depuis des années. Nous voilà à exploiter au mieux toutes les possibilités de l’AMAP : viande, fromage, fruits, etc

amap

Je ne supporte plus de traquer les labels sur les viandes industrielles, je ne peux plus voir en peinture le jambon sous cellophane et les morceaux suspects de poulet forcé, sans frémir des toxines qu’absorbent mes enfants. Les pesticides semblent danser sur les étales des fruits et légumes sortis du flux de la distribution habituelle (marché, supermarché, etc).

Mon but non clairement avoué est de finir par ne plus nous ravitailler dans les temples de la consommation que sont les supermarchés.

Les laitages ont peu d’attrait pour moi depuis des années, mais je me sens de plus en plus coupable d’en fournir à mes enfants au petit déjeuner, alors que le liquide blanc est bourré d’hormones nécessaires à la croissance des veaux …

Or mes enfants ne sont pas des petits veaux !

Je redécouvre le boucher au delà du coin de la rue et teste tous les produits sous vide du producteur de porc, veau et agneau de l’AMAP. En attendant de trouver des oeufs bio à 30 cts l’unité, je me contente de ceux Bio des grandes surfaces. Je prends mes fruits par 3kg à l’AMAP. Et les laitages du chevrier m’apportent beaucoup de tendresse.

Mes enfants seraient-ils des chevreaux ?

chasse-nuage

Il reste beaucoup à faire en terme d’alimentation. Le but ultime étant de ne plus se ravitailler en nourriture transformée afin d’avoir la certitude que les éléments que nous absorbons sont sains, respectueux de l’environnement et équitables.

Y’a encore vraiment du boulot car nous adorons un certain nombre de junkfood : biscuits, pizza, chips, crèmes dessert, etc

Flexivore (qui mange de la viande à l’occasion) depuis des années par goût, je tends de plus en plus vers le végétarisme.

Je crains d’ailleurs qu’en vieillissant, le veganisme (végétalisme) ne me rattrape. Les beurre, crème, fromage, miel, oeuf, etc sont issus d’une exploitation du vivant qui me pose de plus en plus de problèmes, aux vues des conditions dans lesquels les animaux sont élevés, transportés et tués pour satisfaire l’exubérance de l’alimentation humaine.

Le manichéisme n’étant pas ma discipline préférée, il est nécessaire de nuancer cette approche. Il est vrai que sans la production alimentaire humaine, certaines espèces n’auraient pas pu perdurer.

Et puis, soyons honnêtes, je ne suis pas encore prête à me passer de ces bons fromages et saucissons que l’on sait faire en France !!

  • Limiter notre impact ‘déchet’,

Car c’est bien connu, si le consommateur boude les mauvais industriels, ils vont se bouger pour évoluer et satisfaire l’acheteur.

Biocoop est mon fournisseur de vrac en tout genre : riz de Camargue, kasha, sarrasin, chia, quinoa, pâtes, sésame, etc.

* Nous réutilisons les contenants ou ramenons les sacs en papier, boite à œufs, boite de faisselle à l’AMAP. Les sacs en tissu ont même fait leur apparition pour nous servir du vrac.

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* Les fanes de légumes finissent dans la soupe au lieu de la poubelle. Peut-être passerons nous le pas du composteur sur le balcon, un jour prochain.

* Mon coup de coeur de l’année est la cup menstruelle.

De quoi vivre les règles avec bien plus de confort, en se protégeant des produits chimiques contenus dans les tampons et serviettes. Par le même coup, ce genre de déchets est réduit à zéro.

Je ne comprends pas que ce petit objet ne soit pas plus connu des femmes. Testez, osez, c’est tellement plus pratique et sain que les habituelles protection féminines.

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  • Désencombrer le phare en donnant, recyclant et jetant.

Je suis de plus en plus oppressée par le peu d’espace que nous avons et par le monceau de choses que nous possédons. C’est simplement physique dans ce petit appartement qu’est le Phare.

La démarche s’est amorcée en rentrant de Mongolie, il y a 6 ans.

Or cette étape est la plus difficile pour moi car je mets de l’affect dans toutes les affaires, même celles que je ne touche pas depuis une dizaine d’année.

Compréhensible, puisque voilà des années que la question « En as-tu vraiment besoin ? » se pose avant chaque achat. Et croyez moi la réponse est plus souvent négative qu’affirmative.

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Du coup, je fais des petits tas, des sacs de vieilles chaussures et des cartons de bouquins. Je remets les jouets qui n’intéressent plus les garçons dans leur carton d’origine après les avoir pris en photo pour les vendre.

Et puis, se débarrasser de tout jouet et affaires de bébé nécessite d’être encore plus clair avec moi-même, en décidant fermement que : « Je ne serai la mère que de 2 enfants ! »

Pourtant tous ça reste bloqué là et parsème notre appartement qui ressemble plus au ‘Bazar Tout à 100 Balles’ qu’au temple du minimalisme.

J’ai repérer des Givebox pour libérer mes vieux livres mais ai un mal fou à me séparer de ces petits chéris. Je les aime tant !

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Pourtant Emmaüs est ma meilleure adresse pour redonner une nouvelle vie à tout ce qui ne nous est plus utile. Après 2 allers-retours, je m’essouffle un peu.

  • Rationaliser ma garde-robe.

Le plus simple a été de liquider toutes les frusques qui ne me vont plus et vue la silhouette que je me paye depuis 4 ans, il y avait de quoi faire. En attendant, de reprendre forme, je me contente du minimum vital.

Bien sûr la Croix Rouge a reçu les fringues qu’Ange et moi ne mettrons plus. Reste un sac de vêtement à exploiter pour les déguisements ou tissus en tout genre, sur lequel je n’arrive pas à statuer.

A terme, l’envie est d’arriver à une ‘garde-robe capsule‘ de quelques items se combinant les uns avec les autres afin de limiter le casse-tête du matin et l’enfer du shopping.

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  • Ranger, optimiser les placards, rationaliser les données afin que tout soit au bon endroit au bon moment, comme optimiser le placard de nourriture, rendre plus accessibles les objets utilisés au quotidien ou rationaliser tous ces papiers aussi administratifs qu’ennuyeux.

Bizarrement, bien que bordélique à l’extérieur, j’ai toujours été plutôt ordonnée dans mes placards. Finalement, trier la somme de papiers administratifs accumulés depuis 22 ans n’a pas demandé trop d’investissement. Un beau tas de papiers à recycler !

papier

Il y a aussi tous ces fichiers Excel créés pour collationner mes données éparpillées : les bonnes adresses (hôtels, campings, etc), les recettes, les menus, les KDO pour les uns et les autres, listes de course, listes des affaires à emporter en voyage ou en we, etc

Limite, je verse même vers le mentalisme avec une table de rappel …

Je vous l’accorde … l’ennui me guète surement.

  • Se faire dérober ses biens est aussi une très bonne méthode pour limiter les possessions.

Ainsi, notre garage fermé s’est vu délesté d’une trottinette, un vélo neuf 24 pouces et surtout de la moto de Ange, sans oublier un paquet de couche et un grand pack de lessive. Les salopards ont manifestement des enfants …

N’ayant plus qu’une voiture (le Wagon) puisque notre chère Titine a fini à la casse en juin dernier, j’ai très sérieusement reconsidéré mes déplacements motorisés …

Depuis, je squatte le vélo d’homme de Ange avec Petit Biloba sur le siège vélo (le mien ayant été volé en 2014). Et puis, je prévois de partir à pied, plus tôt,  pour humer l’air pollué de Lyon en pleine conscience. 😉

velo

  • S’apaiser, simplifier, alléger.

Tout part d’un simple besoin : aller à l’essentiel, aérer le mental, en se dégageant de toutes ces choses qui nous préoccupent au quotidien alors qu’elles sont simplement dérisoires. Alléger au maximum les contraintes inutiles, assainir la relation corps-environnement et respecter la planète.

Mon assiduité à la méditation, cette année, ne vous aura pas échappée.

Cette démarche s’inscrivait déjà dans un tout qui, par voie de conséquence, s’intensifie sur de nombreux domaines : bienveillance éducative, intelligence émotionnelle, espace de vie, limite des possessions, impact environnemental de nos déchets, alimentation responsable, assainissement du corps, exercice physique, etc

Keep it simple !

  • Libérer du temps pour vivre au présent.

Il reste un poste essentiel mais résistant à maitriser : ma consommation d’internet !

La toile est une telle source d’informations, de données et d’analyses que mon insatiable curiosité se voit comblée. Surtout depuis le master en veille stratégique, passé il y a déjà 2 ans.

Feedly, mon agrégateur de flux préféré, me propose tellement d’articles et de vidéos passionnants sur tous les sujets qui m’intéressent (et ils sont nombreux) que je pourrais y passer des heures au détriment d’un rayon de soleil, bien réel.

feedly

Absorbée aussi bien par le militantisme de la toile que par des jeux débiles sur Facebook, il m’arrive souvent de m’endormir, épuisée, sur le canapé à 2 ou 3h du matin. Les conséquences de ces veilles répétées sont multiples : grignotage à point d’heure, épuisement, distance avec les réalités terre à terre, démotivation, questions philosophiques à n’en plus finir.

Ainsi, entre l’ordi, le quotidien, les enfants, Monsieur et les innombrables rendez-vous des mômes (sports, médecin, etc), il reste peu de temps pour m’émerveiller des petites choses simples, entreprendre les grands travaux qui attendent depuis des années ou jouer au piano.

Comment s’empoisonner toute seule !

A moi de bosser sur cet aspect précis dans le but de reconquérir la JOIE.

Au global, il s’opère en moi une transformation de fond sur un mode ACTION après de nombreuses années d’incubation.

Un premier pas vers les faiseurs qui retroussent leurs manches et font leur part pour solutionner la crise généralisée de us occidentaux.

J’adore observer cet engouement nouveau de la société civile pour le minimalisme …

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