Les enfants sont loin du Phare depuis 10 jours.
Et c’est sans honte que j’affirme combien ça me fait du bien.
Ayant écrit un post fleuve qui a bien failli finir au rayon ‘brouillon’, je vous propose une petite série d’articles sans prétention mais traversant notre quotidien pour exposer combien il n’est pas aisé de garder le cap de la Parentalité Positive.
Documenter aussi ces moments là !
Même si nous avons appris à décoder les émotions derrière les comportements difficiles, la bonne vieille éducation binaire et hiérarchique revient au galop dès que l’on baisse la garde.
Jusque là, avec les garçons, nous avions une vie simple et plutôt complice.
En première intention, l’idée est de vivre dans une ambiance sécurisante, communicante, la plus agréable possible pour tous les quatre. Tout le monde y met du sien pour que chacun y trouve son compte. Les moments de joie et de partage sont nombreux.
Mais ces 2 derniers mois, l’ambiance de la maison a viré ‘Old School’.
Les contraintes ont rythmé nos vies, avec le sempiternel timing à respecter de peur qu’ils n’aient pas leur compte de sommeil. Nous avons endossé le rôle des parents intraitables ‘pour le bien des enfants’.
Les remontrances fusaient, le mot ‘punition’ était réapparu, les heurts revenaient régulièrement entre tous les membres de la famille, même si on trouvait rapidement à les résoudre.
Personnellement, je ressentais un épuisement, une déception, une sorte d’impuissance à rendre notre vie plus belle. Une solitude profonde grandissait.
Rien qui ne soit irrattrapable puisque de toute évidence, notre comportement de parents fatigués n’était plus celui auquel nous les avions habitués lors de nos belles périodes de félicité familiale.
Il ne faut pas s’étonner de la réaction de nos enfants.
Eux étaient partant pour changer les choses en théorie mais trainaient les pieds lorsqu’il s’agissait de passer à l’action.
Les vacances se faisaient attendre.

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