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Quand le Phare se dresse en eau bénite !

Le lanterne chinoise frémit. Ce bruit de frottement contre un lampion rond attire mon attention sur la brise qui vient de se lever. La fête est finie, il faut maintenant tout décrocher, tout ranger.

Je prends mon temps pour savourer encore ces moments d’émotion. Marraine aussi blonde que son filleul, tout en tendresse, qui par ce rite entre dans ma famille. Elle l’était déjà tant dans mon cœur, elle saura être présente auprès de mon p’tit gars.

Le fil de nylon se montre récalcitrant et m’offre alors le temps de revoir les larmes de ma mère nous écoutant chanter Là où je t’emmènerai dans l’église haute et blanche qui magnifie nos voix. Trois pour porter avec moi cette chanson pleine de sens vers mes enfants. Mes amis, merci d’avoir fait tant de kilomètres pour nous accompagner.

Le silence du soleil couchant commence à s’étendre sur le quartier, mais j’entends les rires, les discussions, les verres s’entre-choquer. Un moment, je me suis demandée si tous nos mondes allaient finalement se mêler. Et puis, l’ambiance aidant, mon enfance a approché mon présent, qui a conté ses belles histoires d’hôtesse de l’air à la très belle égérie du moment du beau gosse de service, qui a découvert les liens de ceux qui ont surmonté l’adversité par l’amitié, qui ont retrouvé nos parents avec le même plaisir qu’au baptême précédent, qui se sont félicités d’avoir leur trois enfants, enfin réunis, même si ces derniers ne se sont pas adressés la parole.

Un frisson me parcourt à la lecture du texte tout en responsabilité et profondeur que le parrain a exprimé pendant la cérémonie. Petit Biloba (20 mois) aura là, le bel exemple de l’entreprise, de la liberté de pensée et de l’humour, une richesse. Même si notre italien semblait un brin brimé, dans sa joyeuse folie.

Les autres décorations ‘vert anis et blanc’ resteront encore un peu au Phare, pour nous rappeler la belle brune aux yeux bleus, attaquant la pièce montée avec un grand sourire et la patience qu’elle déploie habituellement pour ses trois garçons.

Je jette un œil sur mon charmant Ginkgo (7 ans), épuisé d’avoir tant couru, bougé et joué. Lui qui s’inquiétait tant, était un parfait petit chef de bande. Une bande qui a impressionné, les deux miss qui les avaient en charge, par sa courtoisie et son savoir, en plus du dynamise propre à l’enfance. Tellement fière de ces gamins.

Au lendemain de la fête, il est temps de faire ma valise pour une semaine loin du Phare, avec au cœur l’invitation d’un long we en Bretagne et les compliments de la charmante compagne d’un de mes meilleurs potes, exprimant tout le bien-être et le plaisir que lui a procuré ce we. Ah mes amis !

Les potes, encore bien présents malgré les 10 ans écoulés depuis notre diplôme, servent le vin, animent les conversations, mettent l’ambiance, nous entourent de leur complicité et de leur confiance, lisant même un texte au débotté devant l’assemblée. Les voyant, je regrette d’avoir perdu le fil avec d’autres, depuis quelques années.

Tiens, je n’aurais jamais cru voir ma mère avec des chaussures de bowling … et pourtant, l’activité sans prétention a beaucoup plu au groupe, après avoir englouti un cocktail-déjeunatoire dont 1 quart reste encore dans mon frigo, tellement il était copieux. Moi qui avait prévu quelques surgelés de secours, me voilà bien idiote. Cela donne presque envie de renouveler l’évènement.

Le cœur familiale est là, exténué après avoir déménagé puis ré-emménagé presque la moitié de notre appartement en 48h. Tous les quatre sont vraiment des parents en or. Pourtant ma belle-mère a ravivé ma rancœur fraternelle, en m’annonçant avec l’œil qui frise, que mon ‘psychopathe de frère’ était charmant. Il faudra malgré tout, faire jouer l’imagination pour les remercier, comme il se doit.

Entre l’apéritif ardécho-normand et le champagne de ma steppe, il m’a semblé que l’assistance était d’une beauté incontestée, propre ou figurée. Voilà donc le profil de notre entourage … et ce, même si j’ai à l’esprit les absentes nièces attristées, parce que leur mère ne s’est pas donné la peine leur faire partager l’évènement. Pas question de faire un petit troisième pour leur donner une nouvelle chance !

Alors que Petit Biloba se repose, son regard interrogateur me revient à l’esprit, au moment où le prêtre lui versait l’eau bénite sur le front. L’enfant observateur pendant la première partie de la cérémonie, étonnement sage, s’est vu endossé la cap blanche de Baptême, celle là même qu’avait revêtu son frère, il y a 6 ans. A l’heure où la musique accompagne les signatures, le petit gars se faufile sous l’autel et évite de justesse de faire tomber le cierge Pascal.

En ce 12 Avril 2014, petit enfant, ils étaient tous là pour toi !

Tant d’effort pour un week-end passé bien trop rapidement …

NB : Quelques photos à venir.

Published inAu fil des jours...Clin d'OeilLe Clan

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