Nébuleux au premier abord, l’ouvrage offre petit à petit les clefs de sa compréhension.
L’univers délirant de Borhinger, complètement calqué sur son état, se laisse apprivoisé souvenir par souvenir, rencontre par rencontre.
Richard Bohringer signe là un trésor de profondeur, parfois difficile à suivre parce qu’abordant une dimension terriblement intime.
Le spectre des absents n’est jamais bien loin, à l’image de cette souffrance, traduite en combat de chaque instant, qui partiellement finit par s’évaporer.
Le chemin méditatif imposé, voire douloureux, n’est jamais refusé, comme une promesse de lumière chaleureuse et paisible parmi les fêlures.
Il y a déjà plusieurs semaines, en fermant ce livre, Capsicum ressentait l’acte d’une préparation, confluence du passé et du présent, dépouillement d’un fardeau propice à un voyage très spécial … mais le plus tardif possible.
Des lignes d’amour brut envers les siens
et l’œil bienveillant d’un Giraudeau …
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Après avoir lu ce livre, je suis ravie de savoir qu’il va présenter son spectacle cet été dans ma petite ville.
à voir et écouter:
http://www.youtube.com/watch?v=YQ-7lH1KMsc
ainsi que celle-ci
http://www.youtube.com/watch?v=2FNfqh5k-8g
je ne l’ai pas encore lu, c’est un homme avec une sensibilité à fleur de peau, écorché vif,mais qui laisse transparaître une grande bonté .