Cet entretien d’Albert Jacquard, généticien et essayiste français mort le 11 septembre dernier, répond à la question récurrente que la plupart de mes pairs posent quand j’aborde l’école Montessori que fréquente Petit Ginkgo :
Saura-t-il s’adapter ensuite au cadre compétitif
de notre enseignement et de notre société ?
Ce type d’école est pour moi l’une des plus belles contributions éclairées à un monde potentiellement meilleur, tel que le conçoit Albert Jacquard, car cette pédagogie remet la bienveillance, l’être humain et la qualité des relations au cœur des préoccupations.
Ainsi épanouir ses 8 premières années d’école dans un univers collaboratif et responsable sera toujours plus prometteur que d’essayer de se carapacer s’adapter à une situation bancale aussi normalisée soit-elle.
Engagée !
Connais-tu la légende amérindienne du Colibri que Pierre Rabhi aime à raconter ?
« Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie dans la forêt.
Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre.
Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu.
Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! »
Et le colibri lui répondit :« Je le sais, mais je fais ma part. »
Voilà comment …
Après ou en parallèle, il y a la méthode ‘infiltration’ pour être au cœur et le modifier.
En effet, belle leçon de conscience de soi, et d’oubli du monde de compétitivité absurde, qui est en fait la cause profonde de la crise que nous vivons. Mais comment faire comprendre cela à nos dirigeants, esclaves de la finance?