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Plaidoyer pour l’altruisme – La force de la bienveillance

Rien n’est plus puissant qu’une idée dont le temps est venu.

Victor Hugo

Cette citation introduit le livre de Matthieu Ricard, Plaidoyer pour l’altruisme – La force de la bienveillance,  (Ed. Nil) …

MR

… encore un livre dans mon escarcelle !

Tous ces livres me paraissent être les pavés d’une route qui me conduit petit à petit vers la compréhension et le sens de cette mystérieuse humanité.

Petit à petit, année après année, la cohérence se dessine.
Dans mon cheminement très personnel, ce livre m’offre en effet l’ouverture logique, l’élargissement bienvenu, de mes anodines expériences :
* Alors que je m’interrogeais depuis des années à propos du mythe du « bon sauvage », à force d’observation et de lecture (Montessori, Filliozat, Gordon, etc) je découvre la bonté et l’innocence innée de l’enfant, modifiées jour après jour par l’incompréhension, l’éducation et l’exemple qu’il reçoit des adultes et de la société.
* Après une période sèche en relations humaines, j’ai compris que rien ne vaut l’intensité d’être présent pour les autres, peu importe ce qu’ils vous offrent consciemment en retour.
* Suite à de troublantes anicroches médicales, je sais que le cerveau, le corps et l’âme recèlent de capacités infiniment plus importantes que ce qu’il est communément mobilisé au quotidien, notamment en terme d’équilibre et d’auto-guérison.
* A force de pressions sociales et de relations complexes, j’observe combien la simplicité de vie et d’échange est plus apaisante qu’une maison sous le joug de son banquier ou une multitude de connaissances sur son Facebook.

Les sujets qui me portent depuis un moment : bienveillance éducative pour nos enfants, pratique méditative, d’abord de Pleine Conscience, puis en quête d’évolution spirituelle et d’équilibre corporel, mêlés à une sobriété heureuse du quotidien, soutenant quelques considérations écologiques universelles finissent par fusionner en une même quête.

C’est peut-être là que l’aventurier, cher au cœur de Sylvain Tesson, celui qui « s’invente sa propre vie, la met en scène parfois, la conduit tant qu’il peut, tache de l’écrire le plus librement possible » a un rôle moins égoïste à jouer : un esprit critique, actif et bienveillant explorateur dans la révolution moderne, celle qui ne dynamite pas la société étriquée, consommatrice et sur-sécuritaire, mais tend à la faire évoluer dans un élan collégial et profond.

Ils sont là, ces milliers de silencieux d’horizons variés, à converger comme moi vers l’essentiel :

« Depuis une dizaine d’années, j’ai le sentiment que tous ces gens convergent dans la même direction. Le spécialiste des émotions qui ne s’intéresse plus qu’à la compassion, l’économiste qui dit que la main invisible ne peut pas résoudre le problème des biens communs, les environnementalistes qui résument la situation à une question d’égoïsme et d’altruisme envers les générations futures. Cela vient d’horizons si divers que j’ai l’impression qu’il y a comme une pression évolutive pour favoriser l’émergence d’une société plus coopérative. »

Matthieu Ricard, L’ère de l’altruisme, www.letemps.ch, 24-10-2013

Passionnant.

Published inCitationPleine Conscience & MéditationSe Definir

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