… serait-il devenu un banal jour de congé ?
Où blottis dans leur chaumière les bien heureux râleurs français se reposent, sans penser à ce que représente ce jour commémoratif, qui année après année ne signifie plus grand chose pour le commun des mortels français.
La première guerre mondiale a vu périr 18,6 millions de personnes à travers le monde, dont 1 697 800 français, comprenant 1 397 800 militaires, des hommes ayant donné leur vie pour que nos enfants naissent libres en sol français.
Ce ne sont pas des chiffres mais bien des vies humaines.
Ile du Souvenir, Lyon – 11 novembre 2014
A l’heure où j’entends que 2000 combattants Kurdes tentaient de protéger Kobané, 1000 d’entre eux sont tombés. Parmi ce nombre, je pense à une unité indéterminée, forcément pleurée par au moins une mère, une femme, un enfant, un homme.
Pourtant qu’est-ce qu’une unité comparée à une cause (se défendre ou défendre les autres) et à l’humanité ?
Cela revient évidemment à se demander quelle est la valeur d’une vie humaine ?
Un fait divers relatant une agression, un crash d’avion ou un avortement fait aujourd’hui plus de bruit que ces millions de morts dont je parle plus haut.
Il semble qu’en temps de paix la valeur relative d’un homme, d’une femme, d’un enfant soit infiniment plus élevée qu’en temps de guerre. Et cela dépend encore où l’homme a la chance de naître, ainsi que sa condition sociale, sa caste, sa religion ou son ethnie.
Loin de moi la volonté de faire l’apologie de la guerre, ce monstre en putréfaction qui change à jamais le regard de ceux pris entre ses feux, qui pétrifie le visage par la peur et l’horreur : ma plus grande frayeur pour mes enfants.
Il faut bien cependant savoir se défendre.
Et quelles que soient les opinions politiques ou pacifistes, chaque 11 novembre, c’est bien l’hommage à toutes ces vies perdues qui est à l’honneur …
… et me tire des larmes, ce jour, en pensant à tous ces destins et familles abîmés.
Moi, qui suis loin d’encensé l’Europe économique, je reconnais que l’Europe politique a au moins réussi à maintenir la paix depuis 69 ans. Le problème est que l’Europe le tient comme acquis.
Un vrai tour de force dans ce monde belliqueux qui fait grandir nos enfants (les garçons en particulier) dans le culte de l’affrontement par dessins animés interposés (dinofroz, beyblade, pokémon, lego chima, etc) et oublie qu’à un saut de puce, les vrais combats font rage.
Pourvu que la paix dure, ici !
Le discours du maire de Lyon (Gérard Collomb), en ce 11 novembre 2014, se conclut d’ailleurs sur cet incertain avenir.

le plus émouvant pour moi ,hier, était l’hymne Européen chanté par les enfants ; Effectivement pratiquement chaque famille a perdu un proche dans ce que l’on a appellé « la grande guerre ».
Dans ma petite ville du « régiment des lions », sur 3000 hommes, 2000 ne sont pas revenus !pauvres mères, épouses ……….