Que La Poste place des automates pour les personnes volontaires et/ou pressées qui ne souhaitent pas attendre au guichet, je le conçois. Ça déleste la file d’attente et tout le monde est content.
Par contre que l’employée à laquelle vous accédez après avoir attendu derrière 4 personnes, pour affranchir votre recommandé, vous envoie avec mépris utiliser l’une de leurs détestables machines jaunes et bleues, je trouve la démarche particulièrement mal aimable.
Je ne vous cache pas avoir du coup fait preuve d’une parfaite mauvaise volonté, vue l’absence d’explication :
« Ça ne me dit pas comment coller le formulaire sur l’enveloppe ! Dans quel menu trouve-t-on l’affranchissement des recommandés ? ».
Elle ne m’a alors adressé pour seule réponse qu’un ton dédaigneux de petit chef qui maitrise tellement ses obscures procédures qu’il ne comprend pas que le commun des mortels n’en sache pas autant que lui.
Chacun son métier. Un peu de courtoisie ne ferait pas de mal quand celui-ci est tourné vers la clientèle.
Se voir adresser une fin de non-recevoir alors que le consommateur se déplace en bureau de poste pour payer un service, voilà qui ne dore pas le blason de La Poste. D’autant que faire le boulot à leur place réduit sans aucun doute leurs frais fixes mais surement pas les tarifs d’affranchissement, bien au contraire …
Si le client se voit rétif, la politique qui nie la sociabilité humaine sera bien obligée de changer.
Ainsi, moi qui aurait volontiers tapoté sur les machines lorsque je suis pressée, je m’arrangerai, les prochaines fois, pour avoir le temps de refuser tout bonnement et simplement d’utiliser un automate. Rien ne m’ y oblige après tout.
Après Marianne ou Les Boules ?, les recommandés placés dans la boite sans que le facteur ait sonné et les lettres non distribuées, le détenteur du service postal national m’échauffe de plus en plus les oreilles avec ses directives visant à limiter les services de proximité, même en pleine ville.
Il serait fou de penser que le défaut d’amabilité est une stratégie
pour que les clients s’adressent d’office aux automates.

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