J’aime beaucoup les écrits (et les conférences) de Christophe André, découvert voilà des années, grâce à Frédéric Lopez. A la fin d’une émission, l’animateur avait juste glissé un mot à propos du livre : Imparfaits, libres et heureux: Pratiques de l’estime de soi

Le titre m’avait beaucoup plu. Je me l’étais procuré très vite (le 20 mars 2011).
Ce livre fait parti de ceux qui m’ont ouvert l’esprit depuis une dizaine d’année.
Le genre de livre qui exprime tout ce que tu sais depuis longtemps mais si bien tourné vers le lecteur qu’enfin tu prends conscience de tes fonctionnements automatiques.
J’aime donc suivre les travaux de ce Psy devenu très à la mode.
Et au fin fond de mon précieux Feedly, je découvre un article qui aborde un thème que j’avais traité sur ce blog, il y a un peu plus de 3 ans : Les marchands d’Infidélité.
Ca s’appelait : La carte de (la) Fidélité (7 février 2014)

Christophe André traite du sujet avec bienveillance malgré son incompréhension face à une société changeante. Mais il s’indigne surtout du commerce que font certains de l’infidélité.
Je me permets de vous coller son texte ici, car la toile est si instable que plusieurs années après on ne retrouve plus les articles que l’on site.
Mais n’hésitez pas à cliquer sur le lien pour aller le lire directement sur le blog Psycho Actif de Christophe André : Publicités pour infidélités
Aimez-vous bien !
Publicités pour infidélités
http://psychoactif.blogspot.fr/2017/04/publicites-pour-infidelites.htmlpar Christophe André (20 avril 2017)
Cette semaine, alors que je roulais en scooter sur le triple P, le Périphérique Parisien Pollué, un grand panneau publicitaire a attiré mon attention : il m’encourageait à tester un site proposant d’avoir des relations extra-conjugales en toute discrétion. Ça fait plusieurs années qu’on voit ça, dans le métro ou ailleurs. Bon, les temps changent, comme on dit, et je me suis efforcé de ne pas juger.
De tout temps, l’infidélité a existé, bien sûr, mais elle n’était pas encouragée, facilitée, par des marchands, le temps où les personnes infidèles se sentaient plus coupables que libérées, comme dans la chanson de Georges Brassens, Auprès de mon arbre, hymne discret à la fidélité.
Aujourd’hui, quand je regarde autour de moi, que je découvre la multiplication des sites et des applications de rencontres sentimentales ou sexuelles rapides, je comprends que l’époque est en train de changer. Peut-être après tout, comme le soutiennent certaines personnes, que le modèle du couple stable n’est pas forcément un besoin psychologique si profond, si naturel et si éternel qu’on ne l’a cru, et peut-être qu’il pourrait évoluer vers des liens plus labiles. Peut-être.
Mais tout de même, ça ne m’inspire pas une confiance illimitée, cette histoire : que cet éventuel mouvement évolutif se trouve entre les mains de firmes commerciales, de leurs actionnaires invisibles, et de leurs laquais du marketing et de la pub, tous avides de retour sur investissement, ça c’est un gros souci !
À partir du moment où notre intimité devient un enjeu publicitaire, à partir du moment où le sexe devient un objet de consommation et peut permettre à certains de gagner plein d’argent, ça veut dire que nos désirs et nos idéaux vont être régulièrement manipulés et influencés par des stratégies commerciales très intelligentes, mais totalement indifférentes, comme d’habitude, aux éventuels ravages provoqués sur les écosystèmes relationnels humains, conjugaux et familiaux.
Peut-être que nos vies sont en train d’évoluer vers des modèles de couple jetables, renouvelables, ou durables mais infidèles. C’est possible. Mais il vaudrait mieux que ce ne soit pas dans ces mains-là ! Vivement le retour de la rencontre bio et des circuits courts en amour…
Et vous, vous en pensez quoi de ces pubs qui incitent à l’infidélité sans danger ?
Illustration : Le roi Georges en majesté.
PS : ce texte reprend ma chronique du 28 février 2017, dans l’émission de mon ami Ali Rebehi, « Grand bien vous fasse », tous les jours de 10h à 11h sur France Inter.

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