Il y eut dans cette odyssée du printemps 1980 : la défense d’une cause désormais incarnée par des visages précis et amicaux, l’intégration fulgurante, obligatoire et passionnante à une société tribale hors du temps – comme aucun ethnologue n’aurait pu en rêver -, le romanesque d’une aventure absolue d’où toute tricherie ne pouvait qu’être bannie et, en fin de compte, la force de vie qui découlait de la présence continuelle de la mort, cette présence portant au paroxysme tous les sentiments. Ce mélange rare fut quelque chose de fondateur dans mon engagement ultérieur. Et il me fit comprendre en quelques mois que ce que l’on retire d’un engagement est toujours à l’exacte mesure de ce que l’on y met soi-même. Le désir me vint alors de ne pas mettre de limites.
Patrice Franceschi,
Avant la dernière ligne droite, Editions Arthaud, p346
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