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Pourquoi voyager (rend heureux) ?

L’été est pour Ange et moi l’occasion d’une ‘Pause Connexion Annuelle’, très bien venue pour gouter la vie à pleine dent, à nouveau.

Sauf qu’au retour, il faut débroussailler mon Feedly qui croule sous près de deux milliers d’articles.

Et ce matin parmi eux, mon oeil tombe sur cet article de ‘Un sac sur le dos’ qui fait étonnement miroir à ‘Blues de Retour de Voyage – L’automne d’un cycle fécond’ mais du coté brillant de la force.

Bonne Lecture

POURQUOI LE VOYAGE REND HEUREUX ?

par Amandine (https://www.unsacsurledos.com/pourquoi-le-voyage-rend-heureux/)
Aout 2017

C’est connu, et plusieurs études le démontrent : l’argent et les possessions matérielles ne font pas le bonheur. J’ai voulu pousser la réflexion plus loin : savoir ce qui ne fait pas le bonheur, c’est très bien… mais si on se penchait sur ce qui permet d’être (plus) heureux ? Beaucoup crient haut et fort que voyager rend heureux, particulièrement à travers le volet créateur de nouvelles expériences. Et si c’était vrai ?

Trouve-t-on le bonheur sur le chemin ? Et si le chemin était le bonheur ?

C’est quoi le bonheur ?
Prenez une feuille de papier et un stylo, je vous laisse deux heures !

Nous pourrions nous amuser à comparer celles de philosophes de toutes les époques, d’Aristote à Spinoza, à celles de religions, ou celles de scientifiques, qu’ils soient physiciens ou neurologues. Pour certains, le bonheur est dans l’âme. Pour d’autres dans la réalisation de soi, à travers le travail, une ascension sociale, les loisirs ou encore la famille. Pour certains encore, il est dans un état de parfait équilibre et d’harmonie. Et pour d’autres encore, il se réduit à quelques substances et neurotransmetteurs : un peu de dopamine par-ci, une pointe de sérotonine par là…

Finalement, pouvoir définir « son bonheur », c’est sans doute le premier pas pour l’obtenir. Sinon, comment trouver quelque chose quand on ne sait pas ce que l’on cherche ?

Une des façons faciles de prouver que le voyage fait le bonheur, c’est que le retour fait souvent notre malheur ! Déprime et blues du retour, l’invité parfait qui s’incruste dès que nous passons le pas de la porte (et parfois même avant !).

Bref, quelle que soit votre définition personnelle, je suis sure que ces 11 bonnes raisons de voyager pour être heureux vont vous parler !

11 raisons pour lesquelles voyager rend heureux
Le changement de cadre
Ailleurs, nous perdons nos repères et nos habitudes. Ailleurs, nous ne sommes plus tentés par les mêmes cercles vicieux et pouvons plus facilement adopter de nouveaux gestes quotidiens qui nous correspondent d’avantage. Ces bonnes résolutions peuvent être conscientes (arrêter de fumer) ou totalement spontanées, comme aborder davantage des inconnus, pratiquer une nouvelle langue, s’essayer à de nouvelles expériences… Sortir du cadre, c’est sortir de sa zone de confort : là où la magie opère !

Quitter son cadre de vie, surtout lorsque l’on voyage hors des pays occidentaux, c’est aussi prendre conscience de la place des progrès technologiques dans notre vie. Que ce soit Internet et les réseaux sociaux ou encore l’accès à l’eau potable, le plaisir d’une douche chaude ou le confort de toilettes propres. Comme le disait déjà Jean-Jacques Rousseau, ce sont des commodités qui deviennent rapidement des besoins : nous sommes « malheureux de les perdre sans être heureux de les posséder »… En tout cas, jusqu’à ce que nous fassions l’expérience de nous en passer !

Le changement de costume
Loin de chez nous, nous ne sommes plus contraints de porter le costume pour aller travailler ou celui pour assister aux réunions de famille. Nous ne sommes pas limités à ce masque que reconnaissent toutes les personnes qui font partie de notre entourage : amis, famille, collègues, voisins… Ailleurs, nous faisons tomber ces faux-semblants pour exposer notre vrai visage, comme nous le souhaitons : nous sommes une page vierge à redéfinir à chaque rencontre, et non plus une profession ou une relation de sang.

Comme le dit Amélie Nothomb, voyager permet de se fuir, un plaisir à essayer au moins une fois dans sa vie…

Il parait qu’il est peu glorieux de fuir. Dommage, c’est tellement agréable. (…) On devrait toujours avoir quelque chose à fuir, pour cultiver en soi cette possibilité merveilleuse. D’ailleurs, on a toujours quelque chose à fuir. Ne serait-ce que soi-même ?
Et, souvent, partir et fuir permettent de se réinventer pour mieux se retrouver. Sans étiquette, nous découvrons une nouvelle façon d’être, d’interagir, de se penser… tout en se confrontant à un monde nouveau, plein d’expériences à tester et de défis à relever.

Prendre distance de ses conditionnements
Qu’est-ce qui nous définit ? En plus de tous ces masques et relations, notre origine, notre culture et notre éducation ont une place importante dans notre construction personnelle et notre façon d’aborder le monde… Et le plus souvent, on ne s’en rend absolument pas compte !
Sortir de son cadre, c’est aussi prendre distance de sa culture, en se frottant à celle d’un autre pays. On prend davantage conscience des lignes conductrices de sa culture et de son éducation en changeant de décor et en se confrontant à une autre façon de vivre.

L’éducation et la culture peuvent parfois nous empêcher de déployer notre sensibilité, nous font dévier de notre vocation ou de nos légitimes aspirations. C’est la raison pour laquelle nous devons parfois apprendre à devenir nous-mêmes par-delà les schémas culturels et éducatifs qui ont pu nous détourner de ce que nous sommes.(Frédéric Lenoir)

Le changement de rythme
Hors de notre routine métro/boulot/dodo, nous voici libres de nous familiariser avec notre horloge intérieure ainsi qu’avec un nouveau rythme de vie : celui du pays que nous visitons. Et si notre relation à nous-mêmes est surement le premier facteur d’accès au bonheur, notre relation au temps vient juste en seconde position. Car finalement, la vraie question ne serait pas où, mais bien quand : Cali avait raison,

c’est quand le bonheur ?
En voyage, nous avons la possibilité de prendre le temps… de prendre le temps, tout simplement ! Plus de montre, plus d’objectifs, plus d’impératifs, sinon celui de prendre du bon temps ! En changeant de rythme, on change son regard sur soi et le monde : on réapprend à s’émerveiller de l’oiseau qui chante au petit matin, de la brise qui rafraichit en après-midi et des couleurs qui changent en fin de journée.

Bouger
Le voyage nous permet, voire nous oblige, d’être actif. De par son essence même, le voyage nous met en mouvement. Notre corps sort parfois de la longue torpeur dans laquelle un mode de vie sédentaire l’avait plongé et redécouvre les plaisirs du mouvement. Voir mille-et-une choses, faire des découvertes, cela passe toujours par le corps, que ce soit les pieds, les yeux ou les papilles !

Or une étude réalisée pour l’Agence Gouvernementale des Sciences du Royaume-Uni, dont je vous reparle dans un prochain article, montre qu’être actif est l’une des 5 actions personnelles directement liées à notre niveau de bonheur.

L’une des principales activités physiques en voyage, c’est la marche. Et ô combien je l’aime, la marche ! Depuis que je voyage, elle fait partie intégrante de ma vie, même quand je suis de retour au pays. J’ai besoin d’avaler les paysages par les pieds. D’ailleurs, je suis loin d’être la seule :

La vraie condition de l’homme est le mouvement. Nos membres, nos muscles, nos tendons, tous les rouages de notre machine corporelle sont conçus et agencés pour la marche. Alors, écoutons notre nature : marchons !
(Bernard Olivier)
Et bonne nouvelle : la marche possède des vertus spécifiques, d’autant plus si elle est pratiquée en pleine nature… On y vient.

Renouer avec la nature
Notre lien avec la nature, nous avons tendance à le laisser s’effilocher avec le temps et nos vies sédentaires concentrées dans de grandes villes. Un arbre par-ci par-là, un pot de fleurs pour faire joli. Nous avons oublié l’effet ressourçant de la nature et ses vertus apaisantes. D’autres peuples s’en souviennent, comme ceux d’Amérique latine, très attachés à leur « Pacha Mama » (Terre Mère) ou encore les Japonais, qui préconisent l’immersion en nature pour la santé physique et mentale. Ils appellent cela le « Shinrin-Yoku », littéralement le bain de forêt, que l’on pourrait traduire par le terme sylvothérapie, un concept qui reste méconnu chez nous.

Selon plusieurs études scientifiques japonaises, passer 40 minutes en forêt deux fois par jour a un effet bénéfique direct sur notre santé, entre autres sur la tension, la dépression, le stress, le niveau d’énergie, de concentration et de bienêtre, ainsi que sur le système immunitaire. Comment expliquer ces effets miraculeux ? En partie par la présence de nombreuses senteurs et huiles essentielles dans les bois. Aussi par l’éloignement des écrans, du bruit des villes et autres technologies du quotidien. Et je suis persuadée également que ce rendez-vous avec la forêt est aussi un beau rendez-vous avec soi-même : prendre le temps de se reconnecter au monde pour mieux se retrouver. À mes yeux, la pratique du « Shinrin-Yoku » possède de beaux liens avec la méditation et la pleine conscience : vivre intensément l’expérience d’être en forêt en observant ce qui se passe autour de nous et en nous.

Bref, une médecine naturelle et accessible à tous : pourquoi s’en priver ?

Apprendre
En voyage, on ouvre les yeux, le cœur et la tête pour apprendre tant de nouvelles choses : de nouvelles façons de vivre, une nouvelle langue, de nouvelles activités, de nouvelles civilisations oubliées, de nouvelles façons de voir le monde et de se représenter le bonheur… Et tout cela en plus d’apprendre à se faire de nouveaux repères dans une contrée inconnue. Bref, les stimulations pour apprendre ne manquent pas !

Or, continuer à apprendre tout au long de sa vie, c’est un second pilier de cette fameuse étude, sur les 5 gestes pour être heureux, dont je vous ai parlé plus haut.

S’émerveiller
Ouvrir les yeux sur quelque chose de nouveau, ou quelque chose que l’on n’avait jamais vu sous cet angle, ou avec ce regard si aiguisé par les routes et l’ailleurs. Ouvrir les yeux comme si c’était la première fois, et savourer avec tous ses sens la beauté du monde.

S’émerveiller est une des capacités essentielles au bonheur, que l’on use et perd souvent en grandissant. Mais, la bonne nouvelle, c’est que le voyage nous permet souvent de nous reconnecter à elle, de la travailler et de la faire revivre, grandir et grossir.
Et l’on peut s’émerveiller de tout : d’une nouvelle saveur ou d’une saveur retrouvée, d’un paysage grandiose, de l’intimité et de la simplicité d’un repas partagé, d’un sourire reçu au hasard dans une foule, d’une lumière divine, d’un coucher de soleil…

Rencontrer
L’Homme est un être éminemment social : nous avons besoin des autres pour vivre, tant sur le plan de nos besoins primaires et physiques que sur celui de nos besoins psychologiques. Nous nous développons à travers nos rencontres. C’est via nos premières expériences de vie et nos premières relations que nous construisons, entre autres, notre confiance en nous et notre gout à sortir de notre zone de confort. Et, selon de nombreuses études, la profondeur et la qualité de nos liens sociaux sont également un des plus grands facteurs déterminant notre bonheur.

Or, voyager, quitter notre cadre de vie, c’est aussi partir à la rencontre de nouveaux visages, dont  certains viendront s’inscrire subtilement ou profondément dans notre tête, notre cœur et notre identité.

S’ennuyer et rêvasser
S’ennuyer est à mes yeux une condition sine qua non du bonheur… et d’un voyage réussi ! Nous avons oublié, dans notre société surconnectée au rythme effréné, la valeur de l’ennui. S’ennuyer, c’est laisser la possibilité à notre cerveau de faire une pause, de ne penser à rien, de n’être obligé de rien. Or c’est là que l’esprit se met à vagabonder. Il part dans des rêveries, plus ou moins conscientes, plus ou moins agréables. Elles apparaissent d’abord souvent comme des volutes hypnotisantes de fumée, sans forme ni fond précis.

Mais avec le temps et l’entrainement, on se rend vite compte que ces pensées libres nous emmènent là où nous en avons le plus besoin. Elles sont souvent une belle occasion de revenir sur des nœuds de notre propre histoire ou de voir surgir des solutions à un problème.

Elles nous permettent de repenser les choses au calme, avec de la distance. Une double distance même : celle du temps et celle due à l’éloignement géographique donné par le voyage. Une sorte de sécurité pour replonger dans des souvenirs parfois douloureux, faire un deuil, dépasser certains blocages pour poursuivre sa vie le plus sereinement possible. Se laisser le temps de s’ennuyer, c’est donner une chance à son intuition de se développer et fortifier sa voix intérieure.

Prendre la mesure de sa responsabilité dans sa vie
« Empouvoirement », je vous l’accorde, cela ne sonne pas très joli. Mais je n’ai pas trouvé de terme qui corresponde aussi bien au concept d’« empowerment » nord-américain. Certains l’assimilent à des mots tels que autonomisation, responsabilisation, voire « capacitation » et « potentialisation ». Mais aucun de ces mots ne reflète complètement l’idée d’un processus de développement d’un pouvoir personnel.

Concrètement, ce processus de développement de pouvoir implique un mouvement intérieur de reconnaissance personnelle, de ses forces et faiblesses, de sa valeur… et donc de connaissance de soi. Et qui dit se connaitre et connaitre sa valeur, dit se respecter : la base nécessaire pour construire une vie à son image. Prendre conscience de qui l’on est, de son identité dans toute sa complexité et dans toute sa dimension évolutive, c’est aussi pouvoir se détacher de l’avis du monde extérieur. Prendre ses propres décisions… et responsabilités.

Or, il se trouve justement que, selon une étude du Crédoc (« L’évolution du bienêtre en France depuis 30 ans », découverte via cette conférence TED de Jérome Bonaldi), le facteur ayant le plus d’influence sur notre niveau de bonheur, c’est justement cette « localisation du locus ». En psychologie, on parle lieu de maitrise. Cela a l’air compliqué au premier abord, mais c’est en réalité très simple : il n’y a que deux possibilités, avoir un locus externe ou un locus interne.

Êtes-vous plutôt du genre à considérer que tout ce qui vous arrive est dû à des évènements extérieurs sur lesquels vous n’avez que peu, voire pas, d’influence ?

Ou pensez-vous au contraire que vous êtes responsable de votre vie, dans les bons comme les mauvais moments ?
Vous vous en doutez, c’est cette seconde attitude qui a le plus de chance de faire monter votre perception interne de bonheur. Et c’est très simple à comprendre : vous vous sentez, dans une certaine mesure, maitre de votre vie, capable d’influencer votre destin et de créer votre chemin. Une perspective beaucoup plus motivante et enthousiasmante que celle d’un monde où l’on n’a aucun pouvoir sur sa vie !

Empouvoirement et voyage : quels sont les liens ? On en revient à l’un des premiers bienfaits du voyage : apprendre à se connaitre ! Le voyage, en nous permettant de prendre du recul par rapport à notre cadre de vie, nos habitudes, nos conditionnements et nos étiquettes, nous invite à changer notre vision du monde pour adopter un locus interne et nous penser comme aux commandes de notre vie : le héros de sa propre aventure ! Surement l’un des plus beaux apprentissages du voyage… qu’il s’agit de conserver au retour.

Voyager, un des chemins du bonheur
J’espère qu’à travers ces 12 exemples, j’aurai réussi à vous transmettre plein d’ondes positives et à redorer le blason du voyage, s’il en avait besoin. Vous savez à quel point ce genre de sujet me passionne, en tant que psychologue et coach de vie : cet article est le premier d’un dossier spécial sur le bonheur… Bref, à suivre !

Et si vous voyez d’autres bienfaits du voyage pour trouver le bonheur, n’hésitez pas à les partager dans les commentaires : je suis curieuse de vous lire !

 

 

 

Published inAu fil des jours...Autour du MondeDéprimeProjet : Slow Travel en FamillePsychologieVoyages

One Comment

  1. Être heureux… même quand on ne voyage pas ?

    https://www.unsacsurledos.com/etre-heureux-meme-quand-on-ne-voyage-pas/

    On lit de plus en plus souvent des témoignages de voyageurs qui ont tout plaqué pour partir à l’autre bout du monde, voyager pour une longue période, voire à vie, ou encore s’installer à l’étranger pour mener la vie idéale. Cela vous fait rêver ? Ce type de vie et de changement radical peut correspondre à certaines personnes, mais pas toutes ni à tous les moments de notre vie. Voyager rend heureux, on le sait, mais… et si, même en restant chez soi, on pouvait être heureux ?

    L’idée de changer de vie était, d’une certaine manière, une maladie du monde moderne. (François Lelord)

    Peut-on être heureux même quand on ne voyage pas ?

    On nous parle sans cesse des mérites du voyage. Et c’est normal : il y en a tant, et ils sont si puissants. Hé oui, ce n’est pas un mythe : le voyage rend heureux ! Et le retour de voyage est souvent synonyme de déprime…

    Je ne vais pas tout détailler à nouveau ici, mais le voyage peut être une magnifique voie pour progresser au niveau de son développement personnel, voire même être un thérapeute, que ce soit pour soi ou pour son couple. Voyager fait grandir… plus vite !

    Plus vite ?

    Un petit bout de phrase qu’on oublie souvent : car, oui, voyager fait grandir… mais rester chez soi n’est pas forcément synonyme de stagnation ou de régression. On peut aussi grandir, même chez soi : bonne nouvelle !

    Et quitte à grandir, pourrait-on aussi essayer d’être heureux ?
    C’est où le bonheur ?

    C’est où le bonheur ? Loin, loin là-bas tout au bout du monde ? Sur le continent d’en face ? Dans le jardin du voisin ?

    Et si le secret du bonheur, ce n’était pas d’aller le chercher ailleurs, mais bien en soi-même. De trouver cette petite graine qui ne demande qu’à germer, fleurir, grandir et s’épanouir à l’intérieur de nous.

    Mais, si cette graine de bonheur est en nous, comment expliquer que le voyage nous aide tellement à la développer ? Pourquoi le voyage est-il considéré par beaucoup de voyageurs comme un chemin vers le bonheur ?

    Plusieurs raisons se cachent derrière cet ailleurs et ce mouvement du voyage. Si vous avez loupé l’article où je vous explique tout cela, ou que vous souhaitez une petite piqure de rappel, c’est par ici : Pourquoi le voyage nous rend heureux ?

    La vie, c’est ce qui vous arrive pendant que vous êtes en train de faire d’autres projets. (John Lennon)

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    Voyageuse (© Alexander Shustov)
    Cultiver le bonheur

    Beaucoup de philosophes et psychologues l’affirment : le bonheur est en nous ! Pour certains c’est un état d’esprit. Pour d’autres un choix de vie, comme des lunettes que l’on se mettrait pour voir la vie en rose. Ou encore un muscle à travailler, une compétence à cultiver…

    Et ce qu’il y a de positif à toutes ces approches : c’est que l’on peut être l’artisan de son propre bonheur ! Récemment, j’ai découvert cette conférence TED (vous savez à quel point j’en raffole, je vous en ai déjà présenté quelques-unes, comme ici ou là)… sur l’Indice de Planète Heureuse (IPH) !

    L’idée derrière cet IPH ? Que notre bonheur n’est pas incompatible avec celui de la planète, comme cela semble être le cas aujourd’hui. Au contraire même ! Pour une planète heureuse, il nous faut d’une part des peuples heureux et, d’autre part, une empreinte écologique faible.

    Pour appuyer sa théorie, Nic Marks nous partage le résultat de plusieurs grandes études sur le bonheur. Toutes convergent autour de l’idée que la possession et le confort matériel, au-delà d’un certain point, ne font pas le bonheur, voire sont contreproductifs.

    La bonne nouvelle, c’est qu’il nous partage 5 gestes très simples qui ont une incidence majeure sur notre niveau de bonheur… et qui ne nous coutent rien et peuvent s’appliquer où que l’on soit !

    Mais avant de vous en dire plus, voici la vidéo de cette belle conférence. N’hésitez pas à la regarder dans son intégralité : il y a quelques graphiques qui valent le détour. Et personnellement, le pays qui obtient le plus haut score IPH est un pays qu’il me tarde de découvrir !

    5 gestes simples pour être heureux

    Parce que je trouvais ce passage si important tout en étant si simple et à la portée de tous, je souhaitais poser ici noir sur blanc le résultat de cette étude « Foresight Program » (programme de prévoyance) réalisée pour l’Agence Gouvernementale des Sciences du Royaume-Uni.

    Alors, quelles sont ces 5 choses que vous devriez faire tous les jours, en voyage comme chez soi, pour être plus heureux ?
    Se connecter

    Nous ne parlons pas ici de connexion virtuelle, à grand renfort de réseaux sociaux, mais de connexion humaine. Se sentir relié à ceux qu’on aime est le plus grand indicateur de bonheur !

    Les résultats de nombreuses autres études, comme celle qui s’est penchée sur la notion de Bonheur National Brut, vont dans le même sens : ce n’est pas le lieu où nous vivons, notre âge, notre sexe, notre apparence physique, nos revenus ou notre santé qui déterminent le plus notre niveau de bonheur, mais bien nos amitiés profondes et nos relations à long terme.

    D’autres études vont dans le même sens en démontrant que notre capacité d’empathie, et donc de lien aux autres, est l’un des facteurs prédominant d’une part pour notre bonheur, mais également pour notre succès, qu’il soit professionnel ou personnel. Comme le démontre ce chercheur en psychologie positive. Et l’empathie a également une très grande incidence sur notre élasticité et plasticité cérébrale. Bref, pour rester jeune dans sa tête, soyons connectés !

    Alors, n’oubliez pas de prendre des nouvelles de vos proches et de prévoir du temps de qualité avec vos êtres aimés. Les relations, cela se travaille au quotidien. Il faut les soigner, les entretenir et les faire grandir.
    Être actif

    Bouger, tout simplement ! C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles voyager nous rend si heureux… Mais il n’est pas nécessaire pour autant de partir loin ! Bouger, cela signifie mettre la musique chez soi et danser, sortir pour une belle promenade (et c’est encore mieux pour votre santé et votre humeur si c’est en pleine nature), faire du sport. Bref, faire vibrer votre corps ! Car nous ne sommes pas que matière grise : notre activité à un effet direct sur notre santé physique et mentale.

    Faites l’expérience d’aller vous promener tous les jours, ne fut-ce que pendant 20 minutes, vous verrez rapidement l’impact sur votre état. Et vous deviendrez vite accro à cette nouvelle habitude de vie, d’autant plus si elle est partagée. Nous avons débuté ce rituel en couple très rapidement quand nous avons commencé à vivre ensemble, et l’avions délaissé depuis quelques mois (entre autres à cause de ma baisse d’énergie due à la mononucléose). Nous avons recommencé récemment nos balades quotidiennes et cela nous fait un bien fou à tous les deux !
    Être attentif

    Dans notre quotidien, nous avons tendance à être en pilote automatique. Nous avançons sur les rails de l’habitude et ne prêtons plus attention à ce qui nous entoure. En partie par lassitude, mais aussi par souci d’efficacité : nous redistribuons notre énergie sur ce que nous pensons important. Par exemple, en pensant aux objectifs de la journée le matin en déjeunant ou en avançant sur le chemin du travail.

    Peu à peu, nous usons notre capacité d’émerveillement. Faites l’expérience de faire un trajet que vous empruntez tous les jours, mais cette fois accompagné d’un jeune enfant, et vous verrez tout ce que vous perdez ! Il y a de bonnes chances pour que votre trajet vous prenne trois fois plus de temps, mais également pour que vous notiez mille-et-un détails qui vous avaient échappé jusque là. La forme étrange d’un nuage, un escargot qui laisse sa trace sur le trottoir, un oiseau caché dans un arbre, l’odeur de la boulangerie d’à côté, le premier bourgeon de fleur, la couleur étrange de la façade d’une maison, l’allure bizarre d’un buisson…

    Être attentif, cela peut se traduire par être conscient de ce que l’on vit, à l’intérieur de soi (émotions), de ce que l’on ressent à travers son corps (sensations) et de ce qui nous entoure dans le monde extérieur (perceptions). Certains appellent cela « pleine conscience ».
    Continuer à apprendre

    Être actif physiquement et maintenir sa capacité d’émerveillement, c’est bien. Mais c’est encore mieux quand on y ajoute la curiosité ! Continuer à apprendre, cela ne veut pas nécessairement dire reprendre des cours de façon formelle, avec un manuel et un professeur. Cela peut se jouer de plein de façons différentes dans le quotidien. Tester une nouvelle recette de cuisine, reprendre un instrument de musique qu’on avait appris pendant notre enfance, s’essayer à une nouvelle activité (qu’elle soit sportive, créative…), regarder un documentaire, lire…

    Cela peut même être, tout simplement, via le détour d’une conversation : tout le monde possède des compétences et des connaissances différentes. Et certaines, selon le domaine, seront inférieures ou supérieures aux vôtres. Une discussion peut ainsi être une occasion d’en apprendre plus sur un sujet ou de partager vos connaissances avec votre interlocuteur. L’occasion de faire d’une pierre, deux coups : en jouant à la fois sur le premier geste pour être plus heureux (se connecter) et le quatrième !
    Donner

    Pourquoi donner nous rend-il plus heureux ? Pour certain, cela peut paraitre une évidence, pour d’autre un paradoxe voire un non-sens. Mais cultiver l’altruisme, l’empathie et la compassion a un effet bénéfique direct sur notre bonheur. En agissant en accord avec nos valeurs et notre code moral, en faisant une bonne action, nous sommes biologiquement encouragés via un mécanisme de récompense de notre cerveau.

    Finalement, penser aux autres, c’est un peu être égoïste, puisque cela nous fait du bien à nous aussi ! Et puis, il n’est pas difficile de voir le lien entre la générosité et le fait de se sentir davantage connecté aux autres… ce qui renforce le premier point de la liste : la boucle est bouclée !
    Et s’il ne fallait pas tout changer pour être heureux ?

    Parfois, on s’imagine que la seule solution pour être heureux, c’est sortir d’une vie qui ne nous plait pas. Tout plaquer, partir, recommencer à zéro, faire table rase… Cela peut faire rêver certains, en effrayer d’autres. Et puis, une fois de retour de son grand voyage, on retombe parfois dans un environnement que l’on espérait quitter sans avoir opéré de réels changements de vie.

    Si c’est parfois une bonne idée d’opérer des changements radicaux, et si on commençait par appliquer de petits gestes ?

    Souvent, tout changer n’est pas nécessaire pour augmenter son bienêtre et son niveau de bonheur. Une prise de consciente suivie de quelques adaptations et actions concrètes est une belle façon de prendre sa vie et son bonheur en main.

    Bref, que vous vous sentiez heureux, très heureux, pas assez heureux ou carrément malheureux… : et si vous décidiez d’appliquer ces 5 gestes dans votre quotidien ?
    N’hésitez pas à me partager votre retour d’expérience, je suis très curieuse de vous lire !

    Et si le sujet vous intéresse, dites-le-moi ! J’ai encore plein d’idées sur le bonheur, tant en voyage qu’à la maison, à vous partager.

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