Au petit matin, murmurant « Reste encore un peu », Bérénice Bejo retient Yvan Attal un instant de plus. Au milieu d’une histoire de malfrat, cette fugacité du film Le Dernier Diamant me plonge dans le révolu.
Même si je ne le comprenais pas encore, pour mille raisons, les bons choix étaient faits. Je crois qu’au fond je savais que c’était la dernière fois où nous serions seuls.
Suspendre le temps, un instant.
J’ai balayé les souvenirs pour ne rien avoir à regretter, mais aussi pour panser le feu de l’indifférence courtoise qui suivit.
J’ai vécu alors, pour ne pas me perdre.
« Avais-je rêvé ? », les années passant.
Impossible.
Par une étrange superstition enfantine, je ne vis jamais ‘en rêve’ les moments à portée de main, de peur qu’ils ne se produisent jamais.
Quand une simple réplique de cinéma m’apprend que le futile besoin de comprendre ce qu’il avait en tête ces années là est toujours présent.
Pensée inutile.

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