L’ambiance de Lisbonne et de sa multitude me revient
au travers de la lucarne.
Une tendresse pour cette langue de soleil et de joie de vivre emplit mon cœur. Les descendants de ces grands explorateurs me restent en mémoire comme un peuple travailleur et fidèle qui s’est essaimé de par le monde. Ginkgo -qui avait alors 4 ans- et moi y avions reçu un accueil vrai et chaleureux.
De son côté, en plein Atlantique, l’île se rappelle parfois à moi, en rêve, comme une parenthèse hors du temps où j’aurais bien posé mes valises quelques mois ou années, au delà de la complexité des relations.
J’y retournerai pour m’asseoir sur la terrasse improvisée d’une échoppe du soir. Après avoir humé le parfum de la douceur de vivre et bu un verre de grog, j’irai court-circuiter mon cerveau, en dansant aux rythmes ponctués et suaves jusqu’à l’heure des pescadors, pour retrouver l’esprit du lieu.
Il arrive qu’un brin de portugais me surprenne et m’expédie au large du Sénégal. Au retour de la longue immersion -il y a trois ans- cette culture en danger et pourtant riche de ce que nous avons perdu m’avait profondément déstabilisée.
Que reste-t-il aujourd’hui, assise derrière mon écran ?

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