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Cesser d’être le ventre mou de l’Occident (Updated)

Stupéfaite au réveil en découvrant les attentats d’hier.
Puis les larmes ont coulé et la colère a pris ma gorge.

Malgré toute l’empathie qui m’a assaillie pour les victimes et leurs familles, j’ai fuit le pathos pour ne nourrir ma compréhension que de faits.

Enfin éteindre télé et radio en boucle afin que les médias ne me jettent pas dans la peur, vague récurrente et envahissante en la France.

Après ce temps de deuil, je ne veux pas me laisser manipuler.
Tenter d’échapper au point de vue unique sans pour autant agir sous le coup du sang.

La complexité de la situation échappe au petit peuple dont je suis.

J’en parlais lors du billet ‘Inculte’ de mars dernier.

D’ailleurs, je ne saurais trop à nouveau conseiller la lecture de l’ouvrage Jihad Academy de Nicolas Hénin, journaliste grand reporter spécialiste Proche/Moyen Orient et ancien otage de l’état islamique qui explique une géopolitique où interviennent nos chefs d’Etats occidentaux.

hénin

Cette violence puise ses sources dans une politique intérieure (française et européenne)  ‘à vue’ depuis 50 ans mais aussi dans une politique extérieure complexe, des relations diplomatiques parfois décalées qui jonglent plus avec des intérêts économiques nébuleux qu’avec des actions éclairées de politique internationale à long terme.

La différence entre le politicien et l’homme d’Etat est la suivante: le premier pense à la prochaine élection, le second à la prochaine génération.

Discours, James Freeman Clarke (1810-1888)
Théologue et écrivain américain

****************

Ajouts des 15 et 16 novembre 2015 illustrant mes propos concernant le traitement des causes.

  • En ce qui concerne la politique intérieure française

« Avant d’être endoctrinés, tous ces jeunes ne sont pas nés en se disant: je vais tuer tout le monde autour de moi! Qu’est-ce qu’on a négligé pour que cela mène à cette horreur? », s’interroge Matthieu Ricard avant d’esquisser une réponse: « On néglige l’éducation à la tolérance. Il faut soutenir les jeunes et leur donner un idéal. Si on avait su leur procurer des idéaux, on aurait pu éviter que cette forêt s’enflamme. »

Matthieu Ricard,

Matthieu Ricard en Savoie: « Qu’est-ce qui a mené à cela? », france3-regions.francetvinfo.fr, 15-11-2015

  • En ce qui concerne la politique générale française

10 min d’éclairage par Marc Trevidic, magistrat français,  juge d’instruction au Tribunal de grande instance de Paris au pôle antiterrorisme entre 2006 et 2015.

« Pendant 3 ans, nous avons laissé grandir un monstre. »

  • En ce qui concerne la politique extérieure française

6 min de lucidité par Philippe de Villepin qui résume parfaitement ma pensée (publié sur internet le 28/09/2014).


de Villepin à propos de l’Etat islamique : 6… par ULESKI

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Pour traiter les causes, restaurons le Sens, l’idéal, l’espoir et le patriotisme au cœur de la vie quotidienne des jeunes générations.

Restaurons les valeurs et la conscience qui a vu naître notre République Française, sans être aux basques de américains.

Je déplore que le peuple français ne sache pas combien d’actes terroristes sont enrayés chaque mois, afin de nous permettre de comprendre que ces terroristes ont entrainé la France dans une ‘guerre’ sous-jacente, depuis des années.

Alors que les mesures de protection sont prises au plus haut sommet de l’Etat, chacun doit se cultiver pour comprendre les tenants et les aboutissants de ces actions partout dans le monde, le passé de l’Irak et de la Syrie, le présent de la Turquie et des Kurdes, la position de l’ennemi juré de Daech, l’IRAN, l’impact des courants sunnites, chiites, wahhabites et salafistes,  afin de s’armer d’Intelligence (au sens anglosaxon du terme) dans notre propre pays et au présent.

C’est l’obscurantisme qui prive de Liberté.


Comprendre la domination de l’Etat islamique en… par lemondefr

Ne succombons donc pas au traumatisme, à la terreur.
La République Française n’est pas un régime neutre. Elle est la somme de notre laïcité, notre égalité, notre fraternité, notre Liberté, notre compassion et nos espoirs.

Published inAir du TempsFranceLivrePédagogiePenser global, agir local !Sociologie

7 Comments

  1. http://www.iris-france.org/66567-la-defaite-de-daech-a-eu-lieu-le-vendredi-13-novembre-a-paris/#rssowlmlink

    « La défaite de Daech a eu lieu le vendredi 13 novembre à Paris »
    Presse
    17 novembre 2015
    Interview de Kader Abderrahim – La Tribune

    Comment est né puis s’est développé Daech ?
    Suite à l’invasion de l’Irak par les Etats-Unis, les Sunnites ont été très largement exclus de la nouvelle composition politique voulue par Paul Bremer (administrateur provisoire de la coalition en Irak de 2003 à 2004). Ce dernier a commis une grosse erreur lors du démembrement de l’Etat irakien en marginalisant les Sunnites au profit des Chiites. Cela a provoqué une guerre dans la guerre entre les deux courants religieux.
    Une alliance sunnite s’est constituée entre les (anciens) généraux de Saddam Hussein et les islamistes de Baghdadi. Ils ont participé à la résistance à l’occupation américaine, avec Al Qaïda également. Ces alliances, portées sur cette base confessionnelle, constituent les prémices sur lesquels se construira Daech plus tard, à l’été 2014.
    Au fur et à mesure que les troupes américaines se sont enlisées en Irak, cette résistance a pris la forme d’un courant islamo-nationaliste. Les généraux de Saddam Hussein et les islamistes de Baghdadi ont créé l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) après la dislocation de la Syrie en 2013, avant de devenir l’Etat islamique à l’été 2014 avec la prise de Mossul. Depuis Daech jouit d’une implantation dans le nord de la Syrie et dans un tiers du territoire irakien. Il se désigne comme un califat.

    Parler d’Etat islamique est-il juste ?

    L’EI est plutôt mal nommé: c’est un proto-Etat. Certes, il a tous les attributs d’un Etat: une armée, un drapeau, un contrôle sur tout le nord de l’Irak où il prélève l’impôt et dispose de ressources considérables – pétrolières notamment – ainsi que des centaines de millions de dollars gagnés lorsqu’il a pris Mossul en Irak. Mais cet Etat n’est reconnu par personne. Donc en substance, il n’existe pas sans reconnaissance internationale. Opposé à la terre entière, il n’a aucun avenir. Par ailleurs, Daech veut reconstituer l’Oumma, la communauté des musulmans ou nation islamique. Cela signifie que les frontières et les Etats-nations n’ont pas de valeur pour Daech, qui est donc en plein déni de la réalité historique. Daech veut dynamiter les États-nations. Or, il ne voit pas que la globalisation renforce ces derniers.

    La série d’attentats à Paris sert-elle Daech ?
    Non. Je suis optimiste, les jours de l’EI sont comptés. L’organisation terroriste a commis une erreur fatale en s’attaquant à Paris, à la société française telle qu’elle est dans sa diversité culturelle, et non pas à un membre du pouvoir, par exemple. Cela va souder l’ensemble de la société et provoquer une mobilisation massive. C’est tout un peuple qui se lève contre cette organisation terroriste. Je pense que la défaite de Daech a eu lieu symboliquement le vendredi 13 novembre 2015 à Paris. Tous les peuples se mobilisent dans une sorte de réflexe collectif pour se protéger et se défendre.
    Daech est en guerre contre tout le monde : les musulmans de France, qu’il qualifie d’impies, l’Occident, l’Europe, les dirigeants arabes, une grande partie des peuples arabes qui ne sont pas d’accord avec ses agissements. Daech est isolé et marginalisé. Enfin, les actes de l’EI ont entraîné des frappes et réactions militaires plus importantes qui vont l’affaiblir.

    Daech semble pourtant être capable de recruter continuellement de nouveaux soldats…
    Si Daech se coupe des sociétés – arabes notamment -, il n’a plus de légitimité. On voit que l’armée de l’EI est composée essentiellement de combattants étrangers. En Europe, terreau de déshérence sociale, ceux qui se laissent emporter s’inscrivent dans une démarche nihiliste suicidaire. La plupart d’entre eux sont des citoyens français, belges, bosniaques, tchétchènes car Daech a du mal à recruter sur place. Or, cette source va se tarir. Daech n’aura donc plus les moyens de sa politique ambitieuse. Selon moi, il est assez probable que le « calife » Baghdadi finisse comme Ben Laden à moyen terme.

    Peut-on faire un parallèle avec Al-Qaïda qui n’a jamais cessé de décliner depuis dix ans ?
    Al Qaïda a toujours passé des alliances locales contrairement à Daech. Avec des tribus au Maghreb, avec les Touaregs qui avaient un message d’autonomie, de séparatisme ou d’indépendance du Sahara, par exemple. Al Qaeda a aussi établi des alliances avec des tribus locales en sécession depuis très longtemps avec le pouvoir de Sanaa au Yemen. Cette organisation, plus modeste que Daech, a eu l’intelligence de passer des alliances locales, ce qui lui a permis de survivre longtemps. Mais elle a perdu beaucoup de popularité dès 2003, car les attentats qu’elle a perpétrés tuaient beaucoup plus de musulmans que de non-musulmans.

  2. Gérard Chaliand : «En Syrie, la question est de déterminer qui est l’ennemi principal»,
    1 octobre 2015

    https://francais.rt.com/opinions/7628-gerard-chaliand-syrie

    La France a-t-elle encore une diplomatie et une politique arabe ? Vaste question à laquelle le spécialiste des relations internationales Gérard Chaliand esquisse un début de réponse et de réflexion pour RT France.

    RT France : Que va changer l’implication militaire russe en Syrie ?


    Gérard Chaliand (G.C.)
    : Cela ne va pas changer le problème mais cela va contenir et affaiblir les divers mouvements djihadistes, lesquels ne se limitent pas d’ailleurs seulement à Daesh. Il y a d’abord le fameux Front al-Nosra, qui est le représentant d’Al-Qaïda localement. Il y a ensuite une nébuleuse qui comporte presqu’une dizaine de mouvements, et qui porte le nom de Jaish al Fatah (Armée de la victoire ou de la conquête). Ces deux mouvements sont soutenus par la Turquie, le Qatar et l’Arabie saoudite, ce qui est une alliance circonstancielle assez exceptionnelle. Le fait que la Russie s’engage militairement, malgré les apparences, rend service aux Etats-Unis et à toutes les chancelleries occidentales. La Russie va faire un effort que nous ne faisons pas suffisamment. Cela va aussi forcer les Américains à être plus présents. Quant à l’argument que cette implication russe renforce Bachar el-Assad, selon moi, la question est de déterminer qui est l’ennemi principal. La réponse est simple : ce sont les islamistes.

    RT France : Que pensez du timing entre l’ouverture d’une enquête pour crime de guerre contre Bachar el-Assad et le ballet diplomatique renforcé à l’ONU autour de la question syrienne ?

    G.C. : Il y a là une étrange coïncidence. On tente de montrer que la vraie menace est Bachar el-Assad alors qu’il faudrait sérieusement s’occuper d’affaiblir les islamistes. D’ailleurs de ce côté-là on ne fait pas le travail nécessaire. Quand on regarde le nombre et la fréquence des bombardements en ce moment en Syrie par la coalition occidentale, c’est environ dix fois moins que ce qui a été fait au Kosovo en 1999. C’est en-dessous de ce qui serait nécessaire.

    RT France : Comment jugez-vous la position française en Syrie? Vous semble-t-elle cohérente, équilibrée ?

    G.C. : Je trouve qu’on a mis beaucoup de temps à intervenir en Syrie. Quand on s’est décidé à le faire, le prétexte de légitime défense était un peu tiré par les cheveux. On aurait pu aisément comprendre que notre adversaire combattu en Irak ne l’était pas en Syrie, alors que les frontières n’existent plus entre ces deux pays. Et l’obsession française de dire que Bachar el-Assad est l’adversaire absolu a été aussi une erreur. Après tout, on le recevait avec le tapis rouge jadis. Le problème n’est pas Bachar el-Assad, qui ne veut pas faire d’attentats sur le sol européen. C’est là l’agenda des autres. Il ne faut pas se tromper d’adversaire. Ce mélange de moral et de realpolitik n’est pas très bon.

    RT France : La France a-t-elle encore une politique arabe ? Ces dernières années, elle semble s’être résumée à des bombardements, en Libye, en Irak et maintenant en Syrie…

    G.C. : La Libye a été une énorme bêtise. Le Conseil de sécurité avait délivré un mandat pour défendre la population de Benghazi. Nous l’avons dépassé et nous avons été jusqu’à faire liquider un président, ce qui évidemment n’était pas du tout dans le mandat. Si les Chinois ou les Russes avaient fait cela, on aurait crié à l’intolérable. A l’illégalité totale. Quatre ans plus tard on voit les dégâts collatéraux que cela a entraîné, dans le Sahel notamment.

    RT France : Les amitiés françaises avec les monarchies arabes ou même l’alignement sur les Etats-Unis n’ont-ils pas enfermé la diplomatie française ?

    G.C : Est-ce vraiment une diplomatie? On est avec ceux qui peuvent nous acheter, avec ceux qui peuvent nous payer. Le dos au mur, on est content d’avoir vendu les navires russes aux Saoudiens, car ce sont eux qui ont payé pour les Egyptiens en réalité. On vend des Rafales, et voilà tout. Ce n’est pas une diplomatie, ce sont des affaires. En échange de ce qu’on nous achète, nous faisons des choses qu’on n’aurait pas imaginé à l’époque de Charles de Gaulle. La France, en 40 ans a dégringolé de statut.

    RT France : Vous dites que Daesh sera défait et qu’il s’agit là surtout d’une vaste entreprise de communication qui n’a pas forcément de ressources militaires solides. Pourquoi ?

    G.C. : Militairement Daesh est modeste. Ils sont 25 000 combatttants sérieux. Daesh contrôle de fait une région sous-peuplée : un triangle désertique entre Raqqa, Palmyre et Deir el Zor. Quand on nous dit qu’il contrôle un territoir grand comme la Grande-Bretagne, ce n’est pas si simple. C’est une zone que je connais bien. Ce qui compte vraiment en Syrie d’un point de vue stratégique est la région côtière et ses 200 kilomètres à l’intérieur des terres : là sont les zones urbaines peuplées.

    Ils ne se sont pas illustrés par des succès militaires, mais par leur présence médiatique par le contrôle des réseaux sociaux. Par une théâtralisation de l’horreur, ils ont réussi à être dans tous les médias occidentaux, qui, avec une obligeance imbécile ont relayé leur propagande en boucle. En Israël par exemple, quand il y a un attentat, on ne montre pas les cadavres car on ne veut pas déstabiliser les esprits.

  3. Pour complément, cette interview de François-Bernard Huyghe, directeur de recherche à l’IRIS (Institut de Relations Internationales et Stratégiques)

    Attentats de Paris : un tournant stratégique, http://www.iris-france.org, 16-11-2015

    En quoi les attentats perpétrés à Paris augurent-ils un tournant stratégique ?
    Il y a un double tournant stratégique. Premièrement, il s’agit de la « qualité technique » de l’opération militaire, c’est-à-dire, hélas, la capacité technique dont ont fait preuve trois groupes accomplissant trois missions différentes coordonnées sans se faire repérer : se faire exploser aux abords du Stade de France, mitrailler des cafés et prendre une salle de spectacle en otage. Depuis les attentats de Mumbai en Inde en 2008, on n’avait pas vu un commando djihadiste capable d’exécuter une mission aussi complexe et avec malheureusement autant d’efficacité. Nous ne sommes plus en présence de djihadistes avec un passeport français qui décident de tuer des dessinateurs ou des juifs dans une épicerie, mais devant un commando probablement multinational exécutant une opération paramilitaire. A cause de cela et du nombre de morts, nous avons franchi un seuil.
    Le deuxième tournant stratégique réside dans le fait qu’on ne frappe plus des gens parce qu’ils sont militaires français, juifs, dessinateurs caricaturistes ou policiers, mais simplement parce qu’ils passent dans la rue et s’amusent le vendredi soir. Tout le monde est une victime potentielle. Enfin, il y a une volonté de nous punir de ce que nous sommes, c’est-à-dire, selon l’État islamique, des Occidentaux débauchés. Par ailleurs, il y a eu un message tout à fait explicite mettant en cause François Hollande et la politique française en Syrie.

    La France connaît-elle actuellement la plus grande menace de son histoire contemporaine ? Doit-on considérer que la France est en guerre ?
    Je ne sais pas s’il s’agit de la plus grande menace de notre histoire contemporaine mais il est tout à fait évident qu’elle est très grave. Concernant la question de l’emploi du mot « guerre », nos adversaires se considèrent comme étant en guerre contre nous et le revendiquent régulièrement. Tout dépend de ce que l’on entend par être en guerre. Si l’on veut dire par là que la France doit mobiliser toutes ses forces, qu’elle doit faire un effort considérable, que les citoyens doivent y participer, ou même qu’il va falloir tuer des gens légitimement au nom de l’État, oui, nous sommes en guerre. En revanche, l’inconvénient d’employer le mot « guerre » est de donner une sorte de dignité à l’adversaire et de reconnaître implicitement que l’État islamique soit un État comme ils le prétendent, et ainsi d’admettre qu’il s’agit de notre ennemi principal. Beaucoup de gens ont ironisé lorsque George W. Bush avait affirmé que les États-Unis étaient en guerre contre le terrorisme, et faisaient remarquer que le terrorisme est une méthode et non un État. Il me semble qu’on entend maintenant en France beaucoup parler de « guerre ». Je dirais ainsi qu’il faut employer des moyens de guerre mais pas forcément la catégorie juridique et politique de la guerre.

    Comment les États peuvent-ils faire face à cette nouvelle forme de menace ?
    Les États peuvent y faire face sur deux plans, en premier lieu sur un plan intérieur. Nous sommes en présence d’une lutte contre le terrorisme, c’est-à-dire de groupes armés, mal identifiés, à motivation idéologique et qui sont susceptibles d’entrer en action brusquement. De ce point de vue, nous avons malheureusement depuis le début du 20e siècle beaucoup d’expérience de lutte contre le terrorisme. Mais, en général, la lutte antiterroriste qui fonctionne n’est pas forcément celle qui proclame des voies d’exception qui d’ailleurs servent plutôt à recruter pour l’adversaire : c’est celle basée sur une répression policière intelligente basée sur du bon renseignement. Par exemple, la façon dont l’Italie est venue à bout du terrorisme d’extrême-gauche – que je ne compare en aucun cas au djihadisme – s’est faite dans le cadre de la loi, face à des milliers d’adversaires, et cela a donné des résultats au bout de quelques années.
    L’autre dimension de la lutte contre le terrorisme est internationale. Quand bien même nous parviendrions à arrêter ou à déradicaliser tous les djihadistes présents sur notre sol, le problème se situe très largement en Syrie et en Irak et pose donc une question d’option géopolitique. Je ne pense pas qu’envoyer des avions français larguer des bombes supplémentaires dans le cadre de la coalition contribue à défaire l’État islamique. En revanche, il est, à mon sens, nécessaire d’envisager très sérieusement une realpolitik, c’est-à-dire discuter avec Bachar al-Assad, les Iraniens et les forces chiites, avec les Russes, afin que la lutte sur le terrain contre l’État islamique soit menée de façon coordonnée et efficace. Je crois qu’il faut revenir au vieux principe de la stratégie : quel est le danger et l’ennemi principal ?

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